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Les collectivités appelées à ouvrir davantage leurs bibliothèques

Il faut “changer de rythme” et “ouvrir mieux et plus”, appelle l’écrivain Erik Orsenna, qui a présenté, le 20 février, un rapport sur l’avenir des bibliothèques au Président Macron et à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lors d’un déplacement aux Mureaux (Yvelines). Actuellement, seules 130 des 16 500 bibliothèques et points de lecture de France ouvrent leurs portes le dimanche. Et dans la semaine, “beaucoup d’entre elles ouvrent aux horaires où la plupart des Français travaillent”, étant fermées à l’heure du déjeuner et tôt le soir, a regretté Françoise Nyssen. La France est bien équipée puisqu’elle possède autant de bibliothèques que de bureaux de poste. Mais ces équipements culturels, souvent modernes, ne sont ouverts que 41 heures par semaine dans les grandes villes contre 78 heures à Londres ou 98 heures – un record – à Copenhague. Cette situation avait été dénoncée par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle et il avait fait de l’extension des horaires l’une de ses promesses électorales. Moyens financiers Le rapport réalisé par Erik Orsenna et Noël Corbin, inspecteur des affaires culturelles, prône une durée d’ouverture hebdomadaire moyenne de 45 heures pour les villes de 50 000 à 100 000 habitants, et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. L’Association des bibliothécaires de France (ABF) avait accueilli favorablement, en juillet 2017, l’idée de l’extension des horaires d’ouverture, tout en mettant en garde contre l’impact de “la baisse des moyens financiers des collectivités territoriales”. Le gouvernement a augmenté de 8 millions d’euros la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq prochaines années. Cela devrait permettre de soutenir “200 projets d’extension d’horaires”, selon le rapport Orsenna. En 2015, les collectivités locales ont dépensé 1,7 milliard d’euros pour la lecture publique, dont près de 1,2 milliard pour rémunérer les 38 000 agents des bibliothèques, selon le ministère de la Culture. Dans leur rapport, Erik Orsenna et Noël Corbin appellent les bibliothèques à “s’adapter à la demande” et à “devenir des maisons de service public culturel” car “50 % des personnes qui y entrent ne viennent pas chercher des livres”. Aux Mureaux, la médiathèque accueille ainsi des cours de soutien scolaire, des ateliers d’art, de danse et un “fab-lab” équipé d’imprimantes 3D ainsi qu’une “micro-folie”, musée numérique initié par la Grande Halle de la Villette à Paris. Pilotage par les Drac Le rapport, qui souligne l’apport des 81 000 bénévoles qui permettent aux bibliothèques de fonctionner, suggère de faire davantage appel aux étudiants et d’encourager, dans les petites villes, “la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil” entre les bibliothèques et les agences postales. Dans une interview accordée à Acteurs publics en octobre dernier, la ministre Françoise Nyssen avait annoncé que les directions régionales aux affaires culturelles (Drac), au sein des services déconcentrés de l’État, seraient “chargées de mettre autour de la table les élus, les bibliothécaires, ainsi que les structures sociales et les associations locales pour bâtir un projet d’ouverture”. “Je souhaite qu’à la fin de l’année 2018, nous ayons réussi à engager la transformation de 200 bibliothèques, soit 2 par département”, avait-elle indiqué.

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Il faut “changer de rythme” et “ouvrir mieux et plus”, appelle l’écrivain Erik Orsenna, qui a présenté, le 20 février, un rapport sur l’avenir des bibliothèques au Président Macron et à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lors d’un déplacement aux Mureaux (Yvelines). Actuellement, seules 130 des 16 500 bibliothèques et points de lecture de France ouvrent leurs portes le dimanche. Et dans la semaine, “beaucoup d’entre elles ouvrent aux horaires où la plupart des Français travaillent”, étant fermées à l’heure du déjeuner et tôt le soir, a regretté Françoise Nyssen. La France est bien équipée puisqu’elle possède autant de bibliothèques que de bureaux de poste. Mais ces équipements culturels, souvent modernes, ne sont ouverts que 41 heures par semaine dans les grandes villes contre 78 heures à Londres ou 98 heures – un record – à Copenhague. Cette situation avait été dénoncée par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle et il avait fait de l’extension des horaires l’une de ses promesses électorales. Moyens financiers Le rapport réalisé par Erik Orsenna et Noël Corbin, inspecteur des affaires culturelles, prône une durée d’ouverture hebdomadaire moyenne de 45 heures pour les villes de 50 000 à 100 000 habitants, et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. L’Association des bibliothécaires de France (ABF) avait accueilli favorablement, en juillet 2017, l’idée de l’extension des horaires d’ouverture, tout en mettant en garde contre l’impact de “la baisse des moyens financiers des collectivités territoriales”. Le gouvernement a augmenté de 8 millions d’euros la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq prochaines années. Cela devrait permettre de soutenir “200 projets d’extension d’horaires”, selon le rapport Orsenna. En 2015, les collectivités locales ont dépensé 1,7 milliard d’euros pour la lecture publique, dont près de 1,2 milliard pour rémunérer les 38 000 agents des bibliothèques, selon le ministère de la Culture. Dans leur rapport, Erik Orsenna et Noël Corbin appellent les bibliothèques à “s’adapter à la demande” et à “devenir des maisons de service public culturel” car “50 % des personnes qui y entrent ne viennent pas chercher des livres”. Aux Mureaux, la médiathèque accueille ainsi des cours de soutien scolaire, des ateliers d’art, de danse et un “fab-lab” équipé d’imprimantes 3D ainsi qu’une “micro-folie”, musée numérique initié par la Grande Halle de la Villette à Paris. Pilotage par les Drac Le rapport, qui souligne l’apport des 81 000 bénévoles qui permettent aux bibliothèques de fonctionner, suggère de faire davantage appel aux étudiants et d’encourager, dans les petites villes, “la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil” entre les bibliothèques et les agences postales. Dans une interview accordée à Acteurs publics en octobre dernier, la ministre Françoise Nyssen avait annoncé que les directions régionales aux affaires culturelles (Drac), au sein des services déconcentrés de l’État, seraient “chargées de mettre autour de la table les élus, les bibliothécaires, ainsi que les structures sociales et les associations locales pour bâtir un projet d’ouverture”. “Je souhaite qu’à la fin de l’année 2018, nous ayons réussi à engager la transformation de 200 bibliothèques, soit 2 par département”, avait-elle indiqué.

Les concours de la fonction publique ont désormais leur base de données

Disposer de données fiables pour étudier l’accès à l’emploi public. C’est l’objectif d’une base de données dénommée “Base concours”, créée par un décret du 16 février, en application de la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Publié au Journal officiel du 18 février, le décret en question [cliquez ici pour le consulter] fixe ainsi la liste des données que les organisateurs de concours administratifs doivent collecter et ensuite transmettre au service statistique ministériel du ministre chargé de la Fonction publique. Le tout à des fins d’analyses statistiques et de recherches, “dans des conditions garantissant l’anonymat des candidats”, qui seront notamment publiées dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Ces dispositions s’appliquent au plus tard aux recrutements ouverts à compter du 1er janvier 2020. Étudier la diversité Devront ainsi être collectées les données d’identification des candidats inscrits aux concours (nom, sexe, adresse…), mais aussi les données indiquées par le candidat lors de son inscription (situation professionnelle, parcours, niveau de formation…), celles relatives au concours et aux modalités de recrutement (composition du jury notamment) ainsi que celles relatives à la sélection des candidats. Ces données devront être transmises par les autorités organisatrices des recrutements “dans un délai de six mois après la publication de la liste des personnes admises” auxdits concours. L’instauration d’un tel dispositif de collecte avait été préconisé par le professeur Yannick L’Horty dans son rapport de juin 2016 sur les discriminations dans l’accès à l’emploi public, mais aussi dans celui remis en février 2017 par le conseiller d’État Olivier Rousselle sur l’accès aux écoles de service public.

19/02/2018 | ACTUALITÉ

Disposer de données fiables pour étudier l’accès à l’emploi public. C’est l’objectif d’une base de données dénommée “Base concours”, créée par un décret du 16 février, en application de la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Publié au Journal officiel du 18 février, le décret en question [cliquez ici pour le consulter] fixe ainsi la liste des données que les organisateurs de concours administratifs doivent collecter et ensuite transmettre au service statistique ministériel du ministre chargé de la Fonction publique. Le tout à des fins d’analyses statistiques et de recherches, “dans des conditions garantissant l’anonymat des candidats”, qui seront notamment publiées dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Ces dispositions s’appliquent au plus tard aux recrutements ouverts à compter du 1er janvier 2020. Étudier la diversité Devront ainsi être collectées les données d’identification des candidats inscrits aux concours (nom, sexe, adresse…), mais aussi les données indiquées par le candidat lors de son inscription (situation professionnelle, parcours, niveau de formation…), celles relatives au concours et aux modalités de recrutement (composition du jury notamment) ainsi que celles relatives à la sélection des candidats. Ces données devront être transmises par les autorités organisatrices des recrutements “dans un délai de six mois après la publication de la liste des personnes admises” auxdits concours. L’instauration d’un tel dispositif de collecte avait été préconisé par le professeur Yannick L’Horty dans son rapport de juin 2016 sur les discriminations dans l’accès à l’emploi public, mais aussi dans celui remis en février 2017 par le conseiller d’État Olivier Rousselle sur l’accès aux écoles de service public.

La Cour des comptes pousse à revoir le pilotage de l’évaluation de l’éducation

Le trop grand nombre d’instances internes d’évaluation au ministère de l’Éducation nationale et la position ambiguë de chacun d’eux participent de la “confusion dans la qualification de leurs travaux”, jugent les magistrats financiers dans un rapport.

21/02/2018 | ACTUALITÉ

“L’évaluation n’a pas été conçue au sein de l’éducation nationale pour qu’elle devienne grâce à elle, une organisation « apprenante » tirant les enseignements de ses succès comme de ses échecs, appréhendés selon des méthodes clarifiées, validées et fondés sur le recueil de données sur les acquis et les besoins des élèves.” L’enquête de la Cour des comptes commanditée par le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale sur l’évaluation de la performance éducative, rendue publique le 21 février, dresse un constat sans appel. Pour les magistrats financiers, l’évaluation actuelle est trop indécise et des obstacles culturels restent à surmonter. Parmi les différents facteurs explicatifs, les difficultés inhérentes au pilotage sont longuement analysées. Les instances en charge du suivi ont changé trois fois en moins de quinze ans. Le rapport pointe ainsi la présence de nombreux services ministériels participant à l’évaluation, sans cohérence d’ensemble. Champs inexplorés Des champs restent inexplorés, comme celui de l’impact des programmes scolaires, dont les réformes sont décidées sans évaluations préalables. La Cour en cible les acteurs clés : les deux inspections générales (l’inspection générale de l’Administration de l’éducation nationale et de la recherche et l’inspection générale de l’Éducation nationale, l’IGAENR et l’Igen), la direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco), la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) et le Conseil supérieur des programmes. Les rapports entre la Dgesco, l’Igen et la Depp devraient par conséquent être revus, pour éviter “une confusion” entre apports opérationnels de celles-ci à la définition et la gestion des politiques éducatives et évaluation de ces mêmes politiques. Ambiguïtés dues à la position administrative “Créatrice de nombreuses normes scolaires, opérateur de maints dispositifs éducatifs, la Dgesco a la responsabilité légitime d’assurer leurs suivis par des retours d’expérience opérationnels. Or les frontières entre suivis opérationnels et dispositifs d’évaluation n’ayant pas été précisés au sein du ministère, la Dgesco se trouve alors dans la situation d’être l’évaluateur de ses prescriptions, quand elle estime nécessaire d’en approfondir l’observation. Sa position centrale au sein du MEN [ministère de l’Éducation nationale, ndlr] lui permet non seulement de prendre ce type d’initiatives, mais aussi de les piloter alors qu’il pourrait revenir à la Depp de le faire.” La Depp se voit pour sa part reprocher une intervention dans les processus évaluatifs jugée trop en retrait, en raison de sa position administrative. Les textes concernant l’organisation du ministère ne prévoient pas que cette direction soit dépositaire de la fonction d’évaluation, son statut administratif ne lui conférant pas, dans ce domaine précis, l’indépendance nécessaire, estime le rapport, qui s’agace que cette question n’ait pas évolué depuis un autre rapport de la Cour… de 2010. Pas d’instance ad hoc Quant aux deux inspections (IGAENR et Igen), à propos desquelles le ministre Jean-Michel Blanquer a lancé cet été une réflexion pouvant conduire à un rapprochement, la Cour semble appuyer subtilement la démarche, sans le dire. Les magistrats financiers détaillent ainsi les griefs souvent formulés à l’égard de cette organisation duale, en ciblant en particulier le positionnement ambigu de l’Igen. Ce corps inspecte tout en participant à la gestion directe du système : élaboration des programmes et des réformes pédagogiques, validation de sujets d’examen, gestion de ressources humaines (choix et inspection des professeurs de classes préparatoires, présidence de concours de recrutement, gestion des agrégés). Sur le fond, les magistrats de la Rue Cambon estiment que les compétences des administrations concernées font presque toutes référence à l’évaluation, sans en préciser nettement la portée ou leur laissant une grande latitude d’interprétation et d’initiative. D’où une confusion dans la pratique. “L’absence d’une instance chargée de l’évaluation du système scolaire solidement reconnue dans son rôle explique certainement cette profusion d’intervenants et cette confusion dans la qualification de leurs travaux”, conclut la Cour. 


La mutuelle des territoriaux veut obliger les collectivités à participer à la complémentaire de leurs agents

Compte tenu de l’état de santé “dégradé” des agents territoriaux, la Mutuelle nationale territoriale (MNT) préconise de rendre obligatoire la participation financière des collectivités à la protection sociale complémentaire de leurs troupes. 

21/02/2018 | ACTUALITÉ

La Mutuelle nationale territoriale (MNT) apporte sa pierre au chantier de la protection sociale complémentaire des agents publics. Alors que des discussions sur le sujet devraient s’ouvrir au printemps avec les organisations syndicales sur la base d’un état des lieux des corps d’inspection, la puissante mutuelle a publié un “livre blanc”, dans lequel elle plaide pour le renforcement de la protection complémentaire et des démarches de “mieux-être” au travail dans les collectivités. Le tout grâce à une meilleure implication des employeurs locaux, sur le plan financier notamment. Leur participation à la complémentaire de leurs troupes n’est en effet pas obligatoire. Pour la mutuelle, il y aurait urgence à consolider la protection complémentaire des agents territoriaux. Leur état de santé et de bien-être au travail “se dégradent depuis plusieurs années”, affirme-t-elle dans son livre blanc, dévoilé mardi 20 février [cliquez ici pour le consulter]. Cette dynamique s’observe notamment par la croissance de la fréquence et de la durée des arrêts de travail de plus de trois mois. La part des agents ayant connu un arrêt de ce type est ainsi passée de 4,2 % en 2008 à 6,3 % en 2016. La durée moyenne des arrêts de plus de trois mois a quant à elle augmenté “de plus de 2 % par an en moyenne ces cinq dernières années”, précise la mutuelle. Ce phénomène, qui “pourrait s’amplifier dans les années à venir” en raison de la pyramide des âges et du recul de l’âge de départ à la retraite notamment, est “d’autant plus préoccupant que les conséquences sont lourdes”, tant pour les collectivités compte tenu de l’absentéisme engendré ou pour les usagers des services publics que pour les agents eux-mêmes. La situation de ces derniers est particulièrement “inquiétante”, ajoute la mutuelle, puisque “moins” d’un agent sur deux bénéficie d’une couverture en prévoyance alors qu’après trois mois d’arrêt maladie, ils ne perçoivent “plus que 50 % de leur traitement”. Participation inégale et faible Autant d’éléments qui poussent la MNT à réclamer une meilleure participation financière des collectivités à la protection complémentaire de leurs agents. Si cette dernière est autorisée depuis 2011 et “sécurisée juridiquement”, elle “demeure inégale et insuffisante”, juge la mutuelle. Ainsi, 69 % des collectivités participent au volet “prévoyance” de la complémentaire des agents (+ 28 points par rapport à 2010) et 56 % au volet “santé” (+ 28 points également), “néanmoins, le montant de participation reste globalement faible”, à savoir 11,4 euros par agent et par mois en prévoyance et 17,10 euros en santé. Face à ces constats, “l’obligation de participation financière de l’employeur demeure la meilleure solution pour atteindre l’objectif de protection sociale plus complète des agents et un degré plus important de solidarité”, estime la MNT. Elle propose en ce sens que soit fixé dans le cadre des conventions de participation un montant minimal de participation financière de 15 euros en santé et 5 euros en prévoyance, par mois et par agent. Comme l’indique un décret du 8 novembre 2011, les collectivités et leurs établissements publics ont en effet le choix entre deux dispositifs pour aider financièrement leurs agents : elles accordent leur participation soit aux agents disposant d’un contrat de couverture dit labellisé par l’Autorité de contrôle prudentiel, soit à ceux ayant adhéré au règlement proposé dans le cadre d’une convention de participation entre une collectivité et un organisme de protection sociale complémentaire. Pour cette deuxième alternative, le choix de l’organisme s’effectue après une mise en concurrence organisée par la collectivité elle-même, réduisant par conséquent la liberté de choix de l’agent. Meilleure information Pour “faire progresser” la participation financière des agents, la mutuelle recommande aussi d’“accroître” l’information des décideurs locaux sur la complémentaire santé. Selon l’une de ses enquêtes, publiée en novembre dernier en partenariat avec l’Ifop, 68 % d’entre eux connaîtraient “mal ou peu” les dispositifs actuels en matière de protection complémentaire. La mutuelle préconise donc la remise systématique d’une délibération annuelle de la collectivité concernant sa participation financière ou encore de “prévoir” des “référents protection sociale complémentaire” dans les grandes collectivités et les centres de gestion. Autre piste développée par la MNT pour favoriser l’accès à la complémentaire : la mise en place d’incitations financières à destination des agents et des collectivités elles-mêmes. La participation financière des échelons locaux “devrait être considérée comme des dépenses d’investissements” dans les budgets, ce qui “permettrait de dégager davantage de moyens”. Pour inciter les agents à souscrire à une couverture complémentaire, “sans charge financière” pour les collectivités, la MNT propose également de créer un crédit d’impôt.


NOMINATIONS

Denis Piveteau prend la présidence d’une commission

Récemment devenu président du comité de déontologie des ministères des Affaires sociales [lire notre article sur le sujet], le président de la quatrième chambre du contentieux du Conseil d’État, Denis Piveteau, vient en outre d’être nommé président de la toute nouvelle “Commission de promotion de la bientraitance et de lutte contre la maltraitance des personnes vulnérables”. Tout juste installée, le 19 février, par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d’État chargée du Handicap, Sophie Cluzel, cette commission permanente était une des mesures prévues par la loi d’adaptation de la société au vieillissement, entrée en vigueur en 2016.  Composée de membres désignés par le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) et le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), ainsi que de personnes qualifiées et de représentants des secteurs concernés, celle-ci “s’attachera à proposer des mesures de protection en direction des personnes vulnérables en raison de leur âge ou d’un handicap”, indique un communiqué de la ministre et de la secrétaire d’État. L’objectif, selon les deux membres du gouvernement, sera notamment de “faciliter le repérage, le signalement et le traitement de situations de maltraitance” et de “promouvoir la bientraitance et l’accompagnement des acteurs dans le quotidien”, toujours selon le communiqué. Spécialiste des questions sociales Le nouveau président, pour sa part, est un haut fonctionnaire spécialisé dans les questions sociales. Âgé de 57 ans, titulaire d’un DEA de chimie organique et docteur ès sciences, Denis Piveteau est aussi un ancien élève de l’École polytechnique et de l’ENA (promotion Condorcet, 1992). Après un début de carrière comme chargé de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), entre 1985 et 1990, Denis Piveteau est notamment nommé commissaire du gouvernement auprès de la Commission nationale de contentieux de la tarification sanitaire et sociale, de 1995 à 1998. Il prend ensuite, dans la foulée, le poste de directeur de la gestion du risque à la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). À cette fonction jusqu’en 2000, Denis Piveteau pilote ensuite la mission de préfiguration de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) en 2005, puis en devient directeur de jusqu’en 2008. Par ailleurs président du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie de 2009 à 2012, il est en outre secrétaire général des ministères chargés des Affaires sociales en 2013. Président de la 4e chambre du contentieux du Conseil d’État depuis janvier 2015, Denis Piveteau avait été nommé président du comité de déontologie des ministères des Affaires sociales en janvier dernier.

21/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Les élus de Paris jouent la transparence dans leurs relations avec les lobbies

Grâce à une plate-forme élaborée en partenariat avec l’ONG Transparency International, les Parisiens peuvent désormais consulter la liste des rendez-vous de leurs élus avec les représentants d’intérêts. Une démarche inédite. 

21/02/2018 | ACTUALITÉ

Un déjeuner le 1er février dernier entre la maire de Paris, Anne Hidalgo, et le P.-D.G. de L’Oréal, Jean-Paul Agon. Un point sur le tourisme le 25 janvier entre Jean-François Martins, adjoint aux sports, au tourisme et aux jeux Olympiques, et le directeur de cabinet du P.-D.G. d’Aéroports de Paris. Dans un “souci de transparence”, la liste des rendez-vous des élus de la ville de Paris avec les lobbies est désormais consultable, a annoncé la municipalité mardi 20 février.  Sur une plate-forme dédiée [cliquez ici pour y accéder], élaborée avec le soutien de l’association Transparency International, les membres de l’exécutif municipal et les maires d’arrondissement peuvent ainsi “déclarer” leurs rendez-vous avec les représentants d’intérêts inscrits au registre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Plus loin que la loi Sapin II Le Conseil de Paris avait approuvé en novembre dernier une extension de son code de déontologie pour aller plus loin, “dans un souci de transparence et d’exemplarité”, que la loi Sapin II de décembre 2016, qui prévoit que les représentants d’intérêts déclarent les rendez-vous avec les exécutifs  locaux à partir de juillet 2018.  “Nous sommes les premiers en France à rendre publics les rendez-vous des élus locaux avec les représentants d’intérêts”, souligne dans un communiqué Mao Peninou, adjoint de la maire de Paris, Anne Hidalgo, en charge du fonctionnement du Conseil de Paris. “Nous sommes convaincus que la transparence est indispensable à l’exercice de la démocratie par les citoyens et permettra de renforcer la crédibilité de l’action publique”, a-t-il ajouté. (avec AFP)


Un rapport international alerte sur les risques liés au développement de l’intelligence artificielle

Les experts auteurs de ce document appellent les gouvernements et les différents acteurs concernés à mettre en place des parades pour limiter les menaces potentielles liées à l’intelligence artificielle.  

21/02/2018 | ACTUALITÉ

Des experts internationaux sonnent l’alarme sur les risques d’une utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA) par “des États voyous, des criminels, des terroristes”, dans un rapport publié mercredi 21 février [lire le rapport The Malicious Use of Artificial Intelligence]. Selon eux, dans les dix prochaines années, l’efficacité croissante de l’IA risque de renforcer la cybercriminalité, mais aussi de conduire à des utilisations de drones ou de robots à des fins terroristes. Elle est aussi susceptible de faciliter la manipulation d’élections via les réseaux sociaux grâce à des comptes automatisés (bots). Ce rapport de 100 pages a été rédigé par 26 experts spécialistes en intelligence artificielle, cybersécurité et robotique. Ils appartiennent à des universités (Cambridge, Oxford, Yale, Stanford) et à des organisations non gouvernementales (OpenAI, Center for a New American Security, Electronic Frontier Foundation). Pour illustrer leurs craintes, ces spécialistes évoquent plusieurs “scénarios hypothétiques” d’utilisation mal intentionnée de l’IA. Ils soulignent que des terroristes pourraient modifier des systèmes d’IA disponibles dans le commerce (drones, véhicules autonomes) pour provoquer des crashs, des collisions ou des explosions. Les auteurs imaginent ainsi le cas d’un robot nettoyeur trafiqué qui se glisserait subrepticement parmi d’autres robots chargés de faire le ménage dans un ministère berlinois. Un jour, l’intrus passerait à l’attaque après avoir reconnu visuellement la ministre des Finances. Il se rapprocherait d’elle et exploserait de façon autonome, tuant sa cible. Renforcement de la cybercriminalité Par ailleurs, “la cybercriminalité, déjà fortement en hausse, risque de se renforcer avec les outils procurés par l’IA”, déclare à l’AFP Seán Ó hÉigeartaigh, directeur du Centre for the Study of Existential Risk de l’université de Cambridge, l’un des auteurs du rapport. Les attaques par hameçonnage ciblé (spear phishing) pourraient ainsi devenir beaucoup plus aisées à mener à une large échelle. Mais pour lui, “le risque le plus sérieux, même s’il est moins probable, est le risque politique”. “Nous avons déjà vu comment des gens se servaient de la technologie pour essayer d’interférer dans les élections et la démocratie”, rappelle-t-il. Avec l’IA, il devrait être possible de réaliser des fausses vidéos très réalistes et cela pourrait être utilisé pour discréditer des responsables politiques, avertit le rapport. Les États autoritaires vont aussi pouvoir s’appuyer sur l’IA pour renforcer la surveillance de leurs citoyens, ajoute-t-il. “Actuellement, il y a encore un écart important entre les avancées de la recherche et ses applications possibles. Il est temps d’agir”, déclare à l’AFP Miles Brundage, chargé de recherche au Future of Humanity Institute de l’université d’Oxford. “Les chercheurs en IA, les concepteurs de robots, les compagnies, les régulateurs, les politiques doivent à présent collaborer pour tenter de prévenir” ces risques, conclut Seán Ó hÉigeartaigh. (avec AFP)


NOMINATIONS

La mission d’appui au réseau routier national se dote d’un chef

Au ministère de la Transition écologique et solidaire, la mission d’appui au réseau routier national de la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) se dote d’un nouveau chef, Éric Le Guern. Il remplace, depuis le 25 janvier, Jean-François Corté, parti à la retraite. Éric Le Guern, 60 ans, et ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, était jusqu’ici chargé de mission au sein de ce ministère depuis juin dernier. Diplômé de l’École nationale des travaux publics de l’État, il a commencé sa carrière en 1981 à la direction départementale des Ardennes, puis à celle d’Ille-et-Vilaine en 1988. Nommé responsable du service “Aménagement, urbanisme” à la direction départementale de l’équipement (DDE) de Guadeloupe en 1996, Éric Le Guern a en outre été adjoint au directeur interrégional du bassin de la Seine de Voies navigables de France jusqu’en 2003. À cette date, il entre au ministère de l’Écologie et du Développement durable, où il occupe plusieurs fonctions d’adjoint, de chef de département et de sous-directeur. En 2009, il part à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), pour prendre la direction de l’animation et de l’appui aux acteurs de la rénovation urbaine jusqu’en 2011, puis retourne au ministère de l’Écologie. Cela d’abord en tant que directeur du service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements (Setra), puis comme chef de service, adjoint au directeur des ressources humaines en 2014.

21/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Lucie Gonzalez nommée sous-directrice

Jusque-là sous-directrice de l’observation de la santé et de l’assurance maladie par intérim, à la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) de l’administration centrale des ministères sociaux, l’administratrice hors classe de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) Lucie Gonzalez a été nommée sous-directrice des synthèses, des études économiques et de l’évaluation au sein de cette même direction. Un poste jusque-là occupé par Magali Beffy, également administratrice hors classe de l’Insee, qui a rejoint pour sa part The Boston Consulting Group, un cabinet de conseil, en tant que senior data scientist. Ancienne élève de l’ENS Cachan et de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), Lucie Gonzalez a notamment été, après ses études, chargée d’étude sur l’industrie à la direction des statistiques d’entreprises, à l’Insee, de 2001 à 2004. Elle a ensuite enchaîné deux autres postes de chargée d’étude, d’abord à la Mission analyse économique de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), jusqu’en 2007, puis à l’Insee, jusqu’en 2009. Nommée cheffe du bureau “État de santé de la population” de la Drees jusqu’en 2013, Lucie Gonzalez avait pris dans la foulée la fonction secrétaire générale du Haut Conseil de la famille, rebaptisé depuis Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge, en 2016. C’est en septembre dernier qu’elle avait été nommée sous-directrice par intérim de l’observation de la santé et de l’assurance maladie à la Drees.

21/02/2018 | NOMINATION FRANCE