Conjoncture
    Conjoncture - 01 février 2018
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    Beaucoup de conditions sont réunies pour faire de 2018 une année de relance des chantiers européens. Les ambitions de certains leaders sont là, l’environnement économique porteur les autorisant à porter leur regard un peu plus loin que de coutume. L’article s’efforce de fournir une grille de lecture des débats et des décisions à venir.
    L’Union des marchés de capitaux (CMU) vise à tirer la quintessence des différents canaux de financement, en élargissant les opportunités d’épargne et la disponibilité de financements à long terme, et à améliorer l’intégration financière dans l’Union européenne. Dans ce dessein, la Commission européenne a établi une liste, fournie mais cohérente, d’actions dont certaines ont déjà été menées. Si la mise en place d’un cadre législatif plus propice est indispensable, l’Union des marchés de capitaux est un processus au long cours, dont le succès dépendra surtout des comportements des agents économiques.
    Conjoncture - 30 novembre 2017
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    Donald Trump a donné le coup d’envoi à la renégociation de l’Aléna en mai 2017. Les propositions qui visent à inclure un chapitre sur l’économie numérique et à conforter les dispositifs actuels de l’accord trouvent un écho plutôt favorable, vingt-trois ans après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange nord-américain. D’autres, comme le durcissement des règles d’origine et la modification des recours commerciaux, suscitent l’inquiétude.
    Conjoncture - 18 septembre 2017
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    Depuis la seconde moitié des années 1980, le taux de chômage français n’est jamais durablement descendu en deçà de 8%. C’est sur ce constat, davantage que sur celui de la progression du chômage durant la crise, qu’entend se fonder la réforme du code du travail. Les effets devraient être positifs à moyen terme. A court terme, la question est plus délicate : la littérature indique que le point de départ importe lorsqu’il s’agit d’évaluer les effets à court terme des réformes structurelles.
    Cet article analyse les récentes performances économiques des pays de l’Est membres de l’Union européenne, en particulier celles du groupe de « Visegrad élargi » – aussi appelé « V-6 » – qui réunit la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie. Longtemps considérés comme des « partenaires juniors » de l’UE, la très bonne performance macroéconomique de ces pays ces dernières années laisse penser que le rapprochement avec leurs homologues de l’ouest de l’Union européenne n’est plus si lointain. Assistons-nous à l’aboutissement de plus de dix années de convergence ? C’est oublier les défis structurels que ces économies doivent affronter.

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France - Allemagne : origines de l'augmentation des fonds propres des SNF (hors effet de valorisation) 14/02/2018
Alors qu’entre 2012 et 2017, les sociétés non financières françaises (SNF) ont dégagé une valeur ajoutée inférieure de 35% à celle des sociétés non financières allemandes, leurs émissions nettes (i.e. après rachats) annuelles d’actions et d’autres parts sociales furent, en moyenne, près de cinq fois plus élevées (EUR 80 mds contre EUR 17 mds), ce qui témoigne de l’absence de difficultés à lever des fonds propres pour la plupart des entreprises dans l’Hexagone. Cette hiérarchie vaut, de surcroît, quel que soit l’instrument considéré (actions cotées ou non cotées, autres parts sociales). En revanche, les bénéfices réinvestis (appréhendés ici par l’épargne brute), près de deux fois plus élevés en Allemagne (EUR 386 mds contre 202 mds, soit un écart de 190%), y ont permis une progression annuelle des fonds propres plus importante de 42% qu’en France (EUR 403 mds par an contre 283 mds). Dans un contexte de taux de distribution apparents des bénéfices comparables (50% en France, 46% en Allemagne), la moindre hausse des fonds propres des entreprises françaises a découlé de leur rentabilité financière inférieure.  
Les enjeux de l'Union des marchés de capitaux 01/02/2018
L’Union des marchés de capitaux (CMU) vise à tirer la quintessence des différents canaux de financement, en élargissant les opportunités d’épargne et la disponibilité de financements à long terme, et à améliorer l’intégration financière dans l’Union européenne. Dans ce dessein, la Commission européenne a établi une liste, fournie mais cohérente, d’actions dont certaines ont déjà été menées. Si la mise en place d’un cadre législatif plus propice est indispensable, l’Union des marchés de capitaux est un processus au long cours, dont le succès dépendra surtout des comportements des agents économiques.
À l'est de l'Union européenne : le rattrapage à grands pas 18/09/2017
Cet article analyse les récentes performances économiques des pays de l’Est membres de l’Union européenne, en particulier celles du groupe de « Visegrad élargi » – aussi appelé « V-6 » – qui réunit la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie. Longtemps considérés comme des « partenaires juniors » de l’UE, la très bonne performance macroéconomique de ces pays ces dernières années laisse penser que le rapprochement avec leurs homologues de l’ouest de l’Union européenne n’est plus si lointain. Assistons-nous à l’aboutissement de plus de dix années de convergence ? C’est oublier les défis structurels que ces économies doivent affronter.
Les banques européennes réduisent les encours de dette négociable à moins de 3 ans 13/09/2017
Selon les calculs de la BCE, les banques européennes ont sensiblement réduit leurs encours de dette négociable à moins de trois ans ces dix dernières années. Alors que leur proportion représentait encore 50% de la dette négociable en 2008, elle n’en constituait que 40% en août 2017. Les principaux facteurs à l’origine de cette évolution sont les contextes réglementaire et de taux. Le ratio de liquidité à court terme (60%), en vigueur depuis octobre 2015 et dont le seuil réglementaire sera progressivement relevé jusqu’en janvier 2018 (100%), incite les banques à réduire leurs sorties de trésorerie en allongeant la maturité résiduelle de leur dette. En outre, les titres de dette non garantie à plus d’un an constituent des passifs éligibles au titre de la capacité d’absorption des pertes (MREL pour l’ensemble des banques de l’UE depuis 2016, TLAC pour les banques systémiques à compter de 2019 via un amendement au MREL pour les G-SIB). Les banques ont aussi saisi l’opportunité que représente la faiblesse des taux d’intérêt amplifiée par les mesures non conventionnelles de la BCE.
À l’Est de l’UE : le rattrapage à grand pas 08/09/2017
Que se cache-t-il derrière la récente accélération de croissance en Europe de l'Est ? Quels sont les risques qui pèsent sur cette embellie et les défis de demain ?
Un nouvel élan pour l’Union européenne 02/06/2017
Un nouvel élan se dessine en Europe et il dépasse le simple domaine de la performance économique. Ainsi on a vu cette semaine un accord sur les titrisations simples, transparentes et standardisées de même que la publication d’un document de réflexion sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire.
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Cette semaine, la Commission européenne a publié un document de réflexion sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM).  L’approfondissement de l’UEM est une nécessité à la mesure des défis à relever.
La feuille de route européenne vers la décarbonation 19/05/2017
La production doit être moins énergivore et à moindre intensité de carbone à l’échelle mondiale, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’éradiquer la pauvreté énergétique. Selon le scénario de référence de l’UE, la hausse des prix des quotas d’émission de dioxyde de carbone (CO2) est indispensable pour réduire l’intensité carbone dans la production d’électricité et l’industrie manufacturière. Des mesures supplémentaires s’imposent pour atteindre les objectifs européens sur le climat, en particulier dans le secteur des transports, manifestement à la traîne. La politique environnementale européenne pourrait servir d’exemple au reste du monde. Encore faut-il, pour convaincre les pays émergents, que les Européens redoublent d’efforts pour réduire leurs propres émissions de CO2.
UE : pauvreté au travail et chômage 12/04/2017
Depuis la crise financière, le risque de pauvreté au travail (pour ceux occupant un emploi mais percevant moins de 60% du revenu médian après impôts et prestations sociales) est en hausse en Europe. En 2015, environ 9% des travailleurs allemands étaient dans cette situation contre 6% en 2009. Les réformes du marché du travail ont permis de réduire le taux de chômage, mais au prix d’une augmentation du nombre d’emplois faiblement rémunérés. En Allemagne, environ 22% des salariés touchent un salaire inférieur à 66% du salaire horaire médian brut contre seulement 8,8% en France (données 2014). En France, le taux des travailleurs pauvres s'est élevé à 7,5% en 2015, en hausse de 1 point depuis la crise, tandis que le taux de chômage a atteint plus de 10% contre 8% en 2007. Baisse du chômage et hausse des emplois faiblement rémunérés seraient-elles indissociables ? Pas vraiment. Depuis 2011, le Danemark parvient à baisser le taux de chômage tout en réduisant le risque de pauvreté au travail.
Comment parler d’Europe ? 24/03/2017
Le traité de Rome a été signé voilà 60 ans. La Commission européenne tente d’éclairer l’avenir en définissant cinq scénarios d’évolutions possibles. Les dirigeants des plus grands Etats de la zone euro semblent avoir déjà fait le choix d’une Europe à plusieurs vitesses.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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