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Europ’After Hours : "Und jetzt? Les conséquences des élections allemandes en France et en Europe"

04/10/2017
Le débat avec les élèves allemands de l'ENA a eu lieu le 2 octobre 2017 à l'ENA Strasbourg

Le débat en replay

Une semaine après les élections du Bundestag, au moment où le paysage politique à Berlin est donc en pleine mutation, les élèves allemands de l’ENA proposent un échange avec le public sur l’analyse des résultats des élections législatives. Cet exercice de prospection sur l’impact de ces résultats vise à évaluer les relations de l’Allemagne avec ses partenaires européens et notamment la France.

Pour la première fois depuis 1957, sept partis vont être représentés au sein du Parlement allemand. Angela MERKEL doit donc s’atteler à un travail complexe de recherche de coalition pour gouverner depuis Berlin suite aux premières réactions des partis. Elle a remporté les élections avec son groupe des conservateurs de la CDU et de la CSU, mais obtient le résultat le plus faible depuis 1949. Après trois mandatures, dont deux dans le cadre d’une grande coalition, et une autre avec la FDP, la Chancelière a de nouveau besoin de partenaires juniors pour les quatre années à venir. Le "Volkspartei" SPD poursuit son déclin, ne permettant pas à l’ancien Président du Parlement européen, Martin SCHULZ, d’accéder au poste de Chancelier. Au soir des élections, le SPD annonce ne pas souhaiter entrer dans un nouveau gouvernement sous le leadership d’Angela MERKEL.

L’entrée de l’AfD dans l’hémicycle directement en troisième position alimente les débats dans les médias et crée des inquiétudes tant en Allemagne que chez ses voisins. En effet, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, un parti populiste de droite gagne des sièges au Parlement. Pour sa part, le FDP fête son retour sur les bancs du Bundestag, un succès attribué pour une grande partie à son leader, Christian LINDNER. Enfin, le spectre de couleurs politiques du Parlement fraîchement élu est complété par les députés de BÜNDNIS 90/DIE GRÜNEN et DIE LINKE qui ont légèrement pu améliorer leurs résultats par rapport à 2013. À la lumière de ces résultats, les regards sont toutefois davantage tournés vers la CDU/CSU, le FDP et BÜNDNIS 90/DIE GRÜNEN dont un partenariat dans le cadre d’une coalition dite "Jamaïque" semble actuellement la configuration la plus probable pour former le gouvernement Merkel IV.

La situation sensible dans laquelle se trouve la Chancelière présage des négociations politiques internes difficiles dont l’impact sur les relations de l’Allemagne avec ses partenaires européens et notamment la France pourrait s’avérer non négligeables. Le délai de formation du gouvernement constitue une variable susceptible de ralentir des dossiers européens pressants. Les programmes en matière de politiques européennes des potentiels partis de la coalition retiennent déjà eux aussi l’attention, notamment de Paris. Les libéraux allemands se sont en effet clairement positionnés contre les idées du Président français pour l’avenir de la zone euro. Alors, was kommt jetzt?

Informations pratiques

Débat du 2 octobre 2017

Contact : europafterhourslaACTIANTISPAM@ena.fr